
Africaine, musulmane et française, Mayotte traverse une période de mutations aussi rapides que profondes. Terre française depuis 1841, Mayotte subit aujourd’hui le choc de la rencontre entre ses traditions culturelles et la généralisation progressive de la société de consommation.
Géographie
Située dans l’hémisphère sud, entre l’équateur et le tropique du Capricorne, à l’entrée du Canal du Mozambique, à mi-chemin entre Madagascar et l’Afrique, Mayotte est un petit archipel volcanique de 374 km². Il forme lui-même la partie orientale de l’archipel des Comores.
Mayotte comprend deux îles principales et une trentaine de petits îlots parsemés dans un lagon de plus de 1 500 km². L’île principale, Grande-Terre, découpée et pentue, est formée de 6 massifs érodés dont le point culminant est le Mont Bénara (660m). L’îlot de Pamandzi et le rocher de Dzaoudzi, reliés par une digue appelée le Boulevard des Crabes, constituent Petite-Terre.
Le chef-lieu administratif est situé à Dzaoudzi, mais l’activité économique est concentrée autour de Mamoudzou, en Grande-Terre. Petite-Terre et Mamoudzou sont les zones les plus urbanisées.
Les Comores sont d’origine volcanique : Mayotte est la plus ancienne île de l’archipel (environ 8 millions d’années) et possède un relief moins accentué du fait de l’érosion et de l’enfoncement de son plateau.
Les traces du volcanisme ancien sont présentes sur l’île : le cratère de Dzaoudzi, occupé par le lac Dziani en Petite-Terre, le cirque de Cavani en Grande Terre. Les côtes, très découpées, forment des caps, des presqu’îles, des baies profondes bordées de mangroves. C’est la forme particulière de l’île qui lui a valu le surnom “ d’île hippocampe ”.
Mayotte possède l’un des plus grands et des plus beaux lagons du monde, délimité par une barrière de corail longue de plus de 160 km, elle-même coupée par une dizaine de passes.
Climat
Le climat de Mayotte est de type “ tropical humide ”, avec une moyenne annuelle de 25,6 °C.
L’île connaît deux saisons :
• la saison des pluies, d’octobre à mars, pendant laquelle la mousson venant du nord arrose l’île. Les températures sont élevées et le taux d’humidité très important. 80 % des précipitations surviennent pendant cette période. C’est également la saison des cyclones et des dépressions tropicales, même si Mayotte est peu exposée au risque cyclonique.
• la saison sèche, d’avril à septembre, pendant l’hiver austral. Les alizés venant du sud-est rafraîchissent l’atmosphère, le taux d’humidité est moins important, et la pluie se raréfie.
Population
En 35 ans, la population de Mayotte a été multipliée par 5, pour atteindre 160 265 habitants en 2002. La densité moyenne sur l’archipel s’élève à 428 habitants au km².
Cette population est de plus en plus concentrée autour d’un pôle urbain: Mamoudzou, chef lieu de l’île, absorbe plus de 45 000 habitants, soit 28 % de la population totale.
La natalité élevée et l’immigration en provenance des îles voisines sont à l’origine de cette croissance démographique.
Même si l’on assiste à une baisse de la natalité, celle-ci reste encore forte, avec un indice synthétique de fécondité de 5 enfants par femme (1,7 enfants par femme en Métropole).
La population mahoraise est jeune :
les moins de 20 ans représentent 56 % de la population totale, pourcentage le plus élevé de tous les territoires français.
La population mahoraise est issue d’un métissage entre les populations d’origine bantoue et les différentes vagues d’immigration, principalement malgache. Parmi les minorités présentes sur l’île, la communauté indienne occupe une place importante, particulièrement dans le secteur du commerce.
La population mahoraise n’est pas francophone :
la langue maternelle des Mahorais est le shimaoré (d’origine swahilie) ou le shiboushi (d’origine malgache). Plus des 2/3 des Mahorais parlent peu ou mal le français, langue officielle de Mayotte.
Histoire
De l’archipel des sultans batailleurs à la Collectivité Départementale de Mayotte.
Aux origines du peuplement de Mayotte
Le premier peuplement de Mayotte, situé entre le Vème et le VIIIème siècle, serait d’origine bantoue. Jusqu’au XIIIème siècle, le commerce se développe avec les autres îles du Canal du Mozambique, Madagascar et l’Afrique. Les invasions arabes se succèdent et amènent la culture swahilie et la religion musulmane. Des sultanats rivaux se créent dans l’archipel des Comores.
Les premiers Européens, Portugais et Français, débarquent à Mayotte vers le XVème siècle, et utilisent l’archipel comme point de ravitaillement sur la Route des Indes.
A la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème, Mayotte est le théâtre de troubles violents (razzias d’esclaves par les Malgaches, pillages, guerres de succession, etc.) et la population est réduite à 3 000 personnes.
Mayotte française Le 25 avril 1841, le sultan Andriantsouli, d’origine malgache, cède l’île de Mayotte à la France, représentée par le Commandant Passot pour faire échapper l’île aux attaques venues de l’extérieur, notamment des Comores. Mayotte devient alors colonie française. L’esclavage y est aboli dès 1846. De 1886 à 1892, soit près d’un demi-siècle plus tard, la France établit son protectorat sur les trois autres îles des Comores, l’archipel étant alors placé sous l’autorité du gouverneur de Mayotte.
Par la loi du 25 juillet 1912, la colonie de “ Mayotte et Dépendances ” est rattachée à la colonie française de Madagascar. En 1946, l'archipel des Comores obtient le statut de Territoire d'Outre-mer, ayant pour chef-lieu Dzaoudzi.
Peu après l’application du statut de TOM prévu par la Constitution de 1958, les Grands Comoriens font subir aux Mahorais brimades, humiliations, restriction de crédits et tranfert du Chef lieu à Moroni.
En décembre 1974, un référendum est organisé sur l’indépendance des îles des Comores. Le décompte des suffrages île par île fait apparaître que Mayotte souhaite rester dans le giron de la République française à 63.8 % des voix. Une nouvelle consultation de Mayotte est organisée en février 1976 : la population plébiscite le maintien de Mayotte au sein de la République française à 99.4 %. Avec la loi du 24 décembre 1976, Mayotte se voit dotée d’un statut provisoire de Collectivité Territoriale de la République. L’ancrage de Mayotte dans la République française réaffirmé par la loi du 22 décembre 1979 qui stipule que “ l’île de Mayotte fait partie de la République française et ne peut cesser d’y appartenir sans le consentement de sa population” n’aboutit cependant à aucune proposition concrète sur l’avenir statutaire de l’île.
Le combat pour “Mayotte française” mettra quasiment un quart de siècle à aboutir.
Le statut de Mayotte
Vingt et un ans plus tard, le 27 janvier 2000, un Accord sur l’avenir de Mayotte est signé au nom de l’Etat par le Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer avec le Président du Conseil Général et les principaux partis politiques de l’île (MPM-RPR-PS). Cet accord qui se propose de fixer les objectifs communs de l’Etat et de la Collectivité ainsi que les orientations statutaires vient ainsi conclure une longue et intense démarche de concertation et de travail.
Conformément aux engagements pris, la population de Mayotte est consultée le 2 juillet 2000 sur l’avenir institutionnel de son île. 72,94 % des électeurs se sont prononcés en faveur de cet accord.
La Loi n°2001-616 du 11 juillet 2001 dote Mayotte du statut de « Collectivité Départementale », et réaffirme dans son article premier que Mayotte fait partie de la République et ne peut cesser d’y appartenir sans le consentement de sa population.
La loi stipule, en outre, que l’exécutif, actuellement exercé par le Préfet, sera transféré au Président du Conseil Général en mars 2004, qu’un caractère exécutoire de plein droit sera conféré aux actes de la collectivité départementale après le renouvellement du Conseil Général de 2007. En 2010, le Conseil Général pourra proposer au Gouvernement une nouvelle évolution statutaire.
L’article 3 de la Loi 2001-616 du 11 juillet 2001 prévoit également l’application de plein droit à Mayotte des lois, ordonnances et décrets relatifs à la nationalité ; à l’état et la capacité des personnes ; aux régimes matrimoniaux, successions et libéralités ; au droit pénal ; à la procédure pénale ; à la procédure administrative contentieuse et non contentieuse ; au droit électoral ; aux postes et télécommunications.
Des dispositions en faveur du développement économique et social de l’île sont incluses dans la loi. Plusieurs ordonnances, notamment d’ordre social (extension et généralisation des prestations familiales, protection sanitaire et sociale, droit du travail et de l’emploi) sont déjà intervenues au cours du premier trimestre 2002.
Ce nouveau statut permettra ainsi à Mayotte, société très majoritairement musulmane, d’adopter une organisation juridique, économique et sociale qui se rapprochera le plus possible du droit commun et qui sera adaptée à l’évolution de la société mahoraise.
Mayotte inscrite dans la Constitution française
Dans le cadre de la réforme de la Constitution menée par le gouvernement, le titre XII de la Constitution, dont les articles 73 et 74 portant sur les départements et territoires d’Outre-Mer, a été révisé.
Ultime étape de l’ancrage de Mayotte dans la République Française, son inscription dans la Constitution Française est désormais effective, comme la Ministre de l’Outre-Mer, Madame Brigitte GIRARDIN l’avait annoncé lors de sa première visite officielle sur place du 14 au 17 septembre 2002.
Mayotte, terre d'Islam et de traditions
La religion musulmane, implantée à Mayotte depuis le XVème siècle, occupe une place majeure dans l’organisation de la société. 95% des mahorais sont d’obédience musulmane et de rite sunnite.
Les mahorais ont une pratique modérée de l’islam, même si les enfants fréquentent l’école coranique, généralement tôt le matin, avant l’école laïque.
Le droit coutumier inspiré du droit musulman et des coutumes africaines et malgaches s’applique aux Mahorais ayant conservé leur statut personnel, comme le permet l’article 75 de la Constitution. La loi du 11 juillet 2001 relative à Mayotte maintient l’existence de ce statut civil de droit local et précise les possibilités de renoncer à ce statut au profit du statut civil de droit commun.
Le statut personnel, statut de droit civil, concerne essentiellement les droits de la personne et de la famille, ainsi que les droits patrimoniaux. Dans ces domaines, les Mahorais ayant conservé leur statut personnel sont donc soumis à des règles particulières : polygamie, possibilité de répudiation de la femme par le mari, inégalités des sexes en matière de droit successoral, etc. Cependant, la grande majorité de la population méconnaît son propre statut.
Les litiges nés de l’application du droit local sont de la compétence de juridictions spécifiques: le tribunal de cadi (premier degré), le grand cadi (juridiction d’appel), la chambre d’annulation musulmane (litiges supérieures à 305 €).
La justice cadiale, de par la loi de 2001, va évoluer notamment vers un rôle de médiation ou de conciliation.
La société mahoraise traditionnelle fonctionne sur les principes de la prééminence du groupe sur l’individu, de la matrilinéarité (filiation définie dans la lignée maternelle) et de la matrilocalité (résidence de la famille chez la mère). La culture mahoraise s’appuie sur une tradition orale riche.
L’islam à Mayotte n’est ni organisé et ni représenté au sein du Conseil Français du Culte Musulman.
L’économie mahoraise est en période de transition. Deux modes de fonctionnement cohabitent, un traditionnel, peu monétarisé, peu rentable et un, plus moderne.
L'agriculture et la pêche
Le secteur traditionnel recouvre l'agriculture et la pêche. Si l’influence des traditions est encore très forte, l’évolution vers des pratiques modernes est tout à fait perceptible.
La surface agricole utile (SAU) représente près de 30 % de la surface émergée de l’archipel de Mayotte, soit 11 000 hectares.
Le nombre de ménages agricoles est estimé à 16 000, soit 56 % des ménages de l’archipel.
La surface par exploitation est très faible avec 55 % des ménages exploitant une surface cultivable inférieure à 1 ha, et seulement 1 % exploitant 5 ha ou plus. Les cultures vivrières de manioc et de bananes occupent environ 75 % de la surface agricole de l’île. L’élevage est quasi inexistant et l’agriculture à l’écart d l’économie marchande moderne.
L’île exporte, en quantité certes limitée, la vanille et l’essence d’ylang-ylang dont la qualité est reconnue dans le monde entier, mais ces exportations sont en forte régression.
Les importantes ressources halieutiques du Canal du Mozambique et du Lagon de Mayotte sont très prometteuses quant au développement de la pêche hauturière et de l’aquaculture. Une importante entreprise nationale s’est implantée en 1999, avec succès à Mayotte. En 2002, les exportations aquacoles ont dépassé les 100 tonnes et sont devenues le premier poste d’exportation.
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Entreprises et secteur d'activité
Le secteur moderne englobe le BTP, les services, le commerce et les administrations.
• L'économie locale est dominée par le secteur du BTP où tous les corps de métiers sont représentés. Son essor résulte d'importants besoins en logements sociaux, locatifs et en équipements publics (écoles, routes,...). L'augmentation des prêts à l'habitat se poursuit, et alimente les carnets de commande.
• Les activités de service sont présentes notamment les services informatiques, ceux fournis aux entreprises (nettoyage, analyse technique, publicité, formation,...) les services de santé, les télécommunications,... Ce secteur dynamique emploie près de la moitié des actifs. La taille réduite des entreprises et les débouchés limités les empêchent de bénéficier d'économies d'échelle et d'être concurrentielles à l'exportation.
• Actuellement le commerce, grâce à l'amélioration continue du pouvoir d'achat des ménages mahorais et l’arrivée importante de métropolitains, est en pleine réorganisation et expansion, avec l’ouverture de magasins à grandes surfaces alimentaires et marchandises générales (CORA, SHOPI, MEGA, HYPER-DISCOUNT…). Mais la plupart des commerces sont encore des "doukas" (petit commerce familial), présentes partout sur le territoire.
• Les services au public : Electricité de Mayotte (EDM) qui a doublé sa production en 5 ans doit faire face à une demande de plus en plus importante tout comme le syndicat des eaux de Mayotte, France Télécom ou l’opérateur privé de téléphonie mobile (SFR) implanté depuis novembre 2001.
Transports
Les transports routiers et maritimes sont satisfaisants, les échanges avec l'extérieur sont réguliers et en constante progression.
Le port de Longoni ouvert en 1992 souffre déjà de saturation. De 99 700 tonnes en 1993, il devrait atteindre les 390 000 tonnes à fin 2002. Il faut noter que 47 % de ces volumes sont consacrés à des transbordements vers d’autres pays de la zone.
Un deuxième quai prévu pour 2005 devrait permettre à ce port d’éclatement de mieux répondre à la demande.
Le trafic aérien a également connu entre 1994 et 2001 une croissance exceptionnelle ; de 57 384 passagers en 1994, il est passé à 134 397 passagers en 2001. La piste ne permettant pas de recevoir d'avions gros porteurs, l'augmentation du trafic se traduit par la multiplication des rotations, principalement Réunion - Mayotte. Actuellement, quatre compagnies desservent l’île : Air Austral, Air Seychelles, Air Comores et épisodiquement Air Madagascar. La Compagnie Air Mozambique a mis récemment en service une liaison hebdomadaire MAPUTO-PEMBA-MAYOTTE. La mise aux normes de l’aéroport est en cours.
Tourisme
Bien que Mayotte ne soit pas encore une destination privilégiée, le tourisme encore peu structuré commence à se développer. Il constitue l’un des secteurs essentiels de développement en raison des emplois et des activités annexes qu’il peut induire.
Les visiteurs, 23 000 touristes et 8 000 croisiéristes recensés en 2001, venant à 40 % de la Métropole et à 46 % de la Réunion, se répartissent en tourisme affinitaire (42,5 %), tourisme d'affaire (32 %) et tourisme de loisirs (25%). Les possibilités de développement de ce secteur sont liées aux capacités de l'aéroport et à la réduction des coûts de transport aérien dans la zone. Mais il reste beaucoup à faire tant au niveau des prix, qu’à celui de l'accueil. Mayotte se caractérise par la faible capacité hôtelière proposée, le peu d'activités de services et de produits touristiques. L'installation programmée de grandes enseignes hôtelières devrait permettre à Mayotte de devenir une destination originale.
Une économie qui demeure cependant très dépendante de la métropole
Malgré des progrès évidents, l'économie mahoraise est très dépendante de l'extérieur.
Le développement d'infrastructures modernes, des réseaux d'eau et d'assainissement, de l'hôpital, des écoles repose sur des financements extérieurs (Métropole, Union Européenne). La croissance du pouvoir d'achat de la population est due en grande partie aux injections d'argent public. Ainsi, en application des engagements du Président de la République, une convention de développement en faveur de Mayotte dotée de 100 millions d’euros sur 5 ans a été signée le vendredi 13 décembre 2002 par la Ministre de l’Outre-Mer, le Député et le Président du Conseil Général de Mayotte.
Dans ce cadre, de nombreuses réalisations seront menées principalement au sein de cinq grands axes : transport, formation-éducation, agriculture, artisanat, environnement et développement durable générant ainsi une activité soutenue sur plusieurs années.
Décalage horaire
Le décalage horaire est de : de + 2 heures en hiver et de + 1 heure en été.
Exemple : en hiver, lorsqu’il est 12 h 00 à Paris, il est 14 h 00 à Mamoudzou.
Téléphone
Pour joindre Mayotte, composer le 02. 69 + les 6 chiffres du numéro de votre correspondant. Depuis le mois de novembre 2001, le téléphone portable a été mis en service (réseau SFR).
Courrier
Le service postal de Mayotte utilise les couleurs et la signalétique de la Poste. Il émet ses propres timbres. Les timbres métropolitains ne peuvent pas être utilisés à Mayotte. Inversement, les timbres portant la mention « Mayotte » ne peuvent être utilisés pour envoyer du courrier depuis la métropole. Le tarif est identique au tarif métropolitain jusqu’à 20gr. Les retards d’acheminement sont fréquents et liés aux difficultés de la desserte aérienne.
Electricité
220 volts ; prises françaises.
Eau
Eau potable.
Transports
La Barge :
Petite-Terre et Grande-Terre sont reliées par une barge qui assure le transport des passagers et des véhicules. Le paiement du transport aller-retour s’effectue à la gare maritime à Mamoudzou, en Grande-Terre. La traversée dure environ 15 minutes.
Les tarifs sont les suivants :
ticket Aller-Retour : 0,75 €
Carnet de 10 : 7 €
Carte mensuelle : 12 €.
Les Taxis :
Les transports en commun n’existent pas à Mayotte, à l’exception des taxis collectifs qui transportent plusieurs clients. En zone urbaine, le prix de la course s’établit à 0,70 €. Le soir et le week-end, le prix est fixé à 1,20 €.
Monnaie et banques
La monnaie légale est l’euro.
Le système bancaire local comprend la Banque Française Commerciale de l’Océan Indien (BFC-OI), filiale de la Mauritius Commercial Banck Ltd, installée depuis 1976, la Caisse Régionale du Crédit Agricole de La Réunion (CRCAMR) présente à Mayotte depuis août 1995, la Banque de La Réunion (BR), filiale de CEPAC, qui intervient à Mayotte depuis 1998, ainsi que la BRED (Banque Populaire) ouverte en décembre 2001.
Depuis le 2 décembre 2002, la poste service financier est ouvert à Mayotte. Les clients peuvent ouvrir leurs comptes C.C.P. dans les quatre bureaux de poste suivants : Mamoudzou, Chirongui, Combani, Pamandzi. Les titulaires de compte C.C.P. Métropole ou Réunion peuvent s’il le souhaite le transférer sur place.
Deux sociétés financières la SOREFI et la SOFIDER ainsi qu’une institution financière spécialisée filiale de la Banque du développement des P.M.E. et du Crédit d’équipement des P.M.E. complètent le paysage bancaire mahorais.
A ce jour, la collectivité départementale de Mayotte compte au moins 17 guichets bancaires permanents dont 3 implantés en Petite terre. Avec un guichet bancaire pour environ 21 000 habitants, le taux de couverture bancaire se révèle faible.
Douanes
Le cadre juridique qui régit l’activité du Service des douanes est constitué par l’Ordonnance n°92-1142 du 12 octobre 1992.
Dans ses relations commerciales avec les pays de l’Union Européenne, Mayotte bénéficie, en vertu de la décision du conseil n°1186/80 (Journal Officiel des Communautés Européennes n° L 361 du 31 décembre 1989) du régime préférentiel applicable aux pays et territoires d’Outre-Mer associés à l’Union Européenne (PTOMA).
Ce régime d’association a pour but de promouvoir le développement économique et social de ces pays et territoires.
Il n’existe à Mayotte ni TVA, ni Octroi de Mer mais une taxe de consommation (T.C.) perçue sur la plupart des produits importés. Des droits de douane et une redevance sur marchandises sont aussi prélevés sur les produits importés.
Les effets personnels, objets et mobiliers en cours d’usage ou achetés neufs dans les conditions du marché intérieur, sont admis en franchise des droits et taxes dans le cadre d’un changement de résidence et sous certaines conditions. Par ailleurs, un arrêté Préfectoral fixe les franchises douanières applicables aux voyageurs à l’entrée de Mayotte.
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Animaux domestiques
L’importation d’animaux carnivores domestiques à Mayotte est soumise à quelques précautions sanitaires.
L’animal devra :
impérativement être identifié : tatouage ou marquage électronique ;
disposer d’un carnet de santé, des certificats de vaccinations à jour ;
d’un certificat antirabique datant de plus de 30 jours et ne dépassant pas un an.
Pour Mayotte, il faudra ajouter à ces trois documents une attestation vétérinaire de bonne santé à faire établir moins de cinq jours avant le départ.
Textes de références :
• arrêté du 29/11/1991 relatif aux conditions et modalités d’introduction des carnivores domestiques en Corse et dans les départements d’outre-mer (JORF du 10/12/1991) ;
• à Mayotte : arrêté préfectoral n° 74 DAF/SV/2002 du 24/09/2002.
L’introduction d’animaux de compagnie autres que les carnivores domestiques fait l’objet d’une dérogation générale à la prohibition de tous animaux vertébrés vivants sur le territoire français, définie par les avis aux importateurs d’animaux vivants non destinés à la vente et accompagnant leurs propriétaires, dont vous trouverez la liste ci-après. Les animaux non destinés à la vente et accompagnant leurs propriétaires, appartenant aux espèces non reprises dans ces avis aux importateurs, font l’objet d’une dérogation particulière accordée au cas par cas par les services vétérinaires des DOM.
• Avis aux importateurs d’amphibiens vivants non destinés à la vente et accompagnant leurs propriétaires du 1er avril 1998 (JORF du 01/04/1998) ;
• Avis aux importateurs de lapins vivants non destinés à la vente et accompagnants leurs propriétaires du 1er avril 1998 (JORF du 01/04/1998) ;
• Avis aux importateurs de reptiles non destinés à la vente et accompagnant leurs propritétaires du 24 août 1994 (JORF du 24/08/1994) ;
• Avis aux importateurs de rongeurs domestiques de compagnie du 24 août 1994 (JORF du 24/08/1994) ;
• Avis aux importateurs de poissons vivants du 23 avril 1987 (JORF du 23/04/1987) ;
• Avis aux importateurs d’oiseaux de volière vivants du 31 octobre 1981 (JORF du 31/10/1981).
Géographie
Située dans l’hémisphère sud, entre l’équateur et le tropique du Capricorne, à l’entrée du Canal du Mozambique, à mi-chemin entre Madagascar et l’Afrique, Mayotte est un petit archipel volcanique de 374 km². Il forme lui-même la partie orientale de l’archipel des Comores.
Mayotte comprend deux îles principales et une trentaine de petits îlots parsemés dans un lagon de plus de 1 500 km². L’île principale, Grande-Terre, découpée et pentue, est formée de 6 massifs érodés dont le point culminant est le Mont Bénara (660m). L’îlot de Pamandzi et le rocher de Dzaoudzi, reliés par une digue appelée le Boulevard des Crabes, constituent Petite-Terre.
Le chef-lieu administratif est situé à Dzaoudzi, mais l’activité économique est concentrée autour de Mamoudzou, en Grande-Terre. Petite-Terre et Mamoudzou sont les zones les plus urbanisées.
Les Comores sont d’origine volcanique : Mayotte est la plus ancienne île de l’archipel (environ 8 millions d’années) et possède un relief moins accentué du fait de l’érosion et de l’enfoncement de son plateau.
Les traces du volcanisme ancien sont présentes sur l’île : le cratère de Dzaoudzi, occupé par le lac Dziani en Petite-Terre, le cirque de Cavani en Grande Terre. Les côtes, très découpées, forment des caps, des presqu’îles, des baies profondes bordées de mangroves. C’est la forme particulière de l’île qui lui a valu le surnom “ d’île hippocampe ”.
Mayotte possède l’un des plus grands et des plus beaux lagons du monde, délimité par une barrière de corail longue de plus de 160 km, elle-même coupée par une dizaine de passes.
Climat
Le climat de Mayotte est de type “ tropical humide ”, avec une moyenne annuelle de 25,6 °C.
L’île connaît deux saisons :
• la saison des pluies, d’octobre à mars, pendant laquelle la mousson venant du nord arrose l’île. Les températures sont élevées et le taux d’humidité très important. 80 % des précipitations surviennent pendant cette période. C’est également la saison des cyclones et des dépressions tropicales, même si Mayotte est peu exposée au risque cyclonique.
• la saison sèche, d’avril à septembre, pendant l’hiver austral. Les alizés venant du sud-est rafraîchissent l’atmosphère, le taux d’humidité est moins important, et la pluie se raréfie.
Population
En 35 ans, la population de Mayotte a été multipliée par 5, pour atteindre 160 265 habitants en 2002. La densité moyenne sur l’archipel s’élève à 428 habitants au km².
Cette population est de plus en plus concentrée autour d’un pôle urbain: Mamoudzou, chef lieu de l’île, absorbe plus de 45 000 habitants, soit 28 % de la population totale.
La natalité élevée et l’immigration en provenance des îles voisines sont à l’origine de cette croissance démographique.
Même si l’on assiste à une baisse de la natalité, celle-ci reste encore forte, avec un indice synthétique de fécondité de 5 enfants par femme (1,7 enfants par femme en Métropole).
La population mahoraise est jeune :
les moins de 20 ans représentent 56 % de la population totale, pourcentage le plus élevé de tous les territoires français.
La population mahoraise est issue d’un métissage entre les populations d’origine bantoue et les différentes vagues d’immigration, principalement malgache. Parmi les minorités présentes sur l’île, la communauté indienne occupe une place importante, particulièrement dans le secteur du commerce.
La population mahoraise n’est pas francophone :
la langue maternelle des Mahorais est le shimaoré (d’origine swahilie) ou le shiboushi (d’origine malgache). Plus des 2/3 des Mahorais parlent peu ou mal le français, langue officielle de Mayotte.
Histoire
De l’archipel des sultans batailleurs à la Collectivité Départementale de Mayotte.
Aux origines du peuplement de Mayotte
Le premier peuplement de Mayotte, situé entre le Vème et le VIIIème siècle, serait d’origine bantoue. Jusqu’au XIIIème siècle, le commerce se développe avec les autres îles du Canal du Mozambique, Madagascar et l’Afrique. Les invasions arabes se succèdent et amènent la culture swahilie et la religion musulmane. Des sultanats rivaux se créent dans l’archipel des Comores.
Les premiers Européens, Portugais et Français, débarquent à Mayotte vers le XVème siècle, et utilisent l’archipel comme point de ravitaillement sur la Route des Indes.
A la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème, Mayotte est le théâtre de troubles violents (razzias d’esclaves par les Malgaches, pillages, guerres de succession, etc.) et la population est réduite à 3 000 personnes.
Mayotte française Le 25 avril 1841, le sultan Andriantsouli, d’origine malgache, cède l’île de Mayotte à la France, représentée par le Commandant Passot pour faire échapper l’île aux attaques venues de l’extérieur, notamment des Comores. Mayotte devient alors colonie française. L’esclavage y est aboli dès 1846. De 1886 à 1892, soit près d’un demi-siècle plus tard, la France établit son protectorat sur les trois autres îles des Comores, l’archipel étant alors placé sous l’autorité du gouverneur de Mayotte.
Par la loi du 25 juillet 1912, la colonie de “ Mayotte et Dépendances ” est rattachée à la colonie française de Madagascar. En 1946, l'archipel des Comores obtient le statut de Territoire d'Outre-mer, ayant pour chef-lieu Dzaoudzi.
Peu après l’application du statut de TOM prévu par la Constitution de 1958, les Grands Comoriens font subir aux Mahorais brimades, humiliations, restriction de crédits et tranfert du Chef lieu à Moroni.
En décembre 1974, un référendum est organisé sur l’indépendance des îles des Comores. Le décompte des suffrages île par île fait apparaître que Mayotte souhaite rester dans le giron de la République française à 63.8 % des voix. Une nouvelle consultation de Mayotte est organisée en février 1976 : la population plébiscite le maintien de Mayotte au sein de la République française à 99.4 %. Avec la loi du 24 décembre 1976, Mayotte se voit dotée d’un statut provisoire de Collectivité Territoriale de la République. L’ancrage de Mayotte dans la République française réaffirmé par la loi du 22 décembre 1979 qui stipule que “ l’île de Mayotte fait partie de la République française et ne peut cesser d’y appartenir sans le consentement de sa population” n’aboutit cependant à aucune proposition concrète sur l’avenir statutaire de l’île.
Le combat pour “Mayotte française” mettra quasiment un quart de siècle à aboutir.
Le statut de Mayotte
Vingt et un ans plus tard, le 27 janvier 2000, un Accord sur l’avenir de Mayotte est signé au nom de l’Etat par le Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer avec le Président du Conseil Général et les principaux partis politiques de l’île (MPM-RPR-PS). Cet accord qui se propose de fixer les objectifs communs de l’Etat et de la Collectivité ainsi que les orientations statutaires vient ainsi conclure une longue et intense démarche de concertation et de travail.
Conformément aux engagements pris, la population de Mayotte est consultée le 2 juillet 2000 sur l’avenir institutionnel de son île. 72,94 % des électeurs se sont prononcés en faveur de cet accord.
La Loi n°2001-616 du 11 juillet 2001 dote Mayotte du statut de « Collectivité Départementale », et réaffirme dans son article premier que Mayotte fait partie de la République et ne peut cesser d’y appartenir sans le consentement de sa population.
La loi stipule, en outre, que l’exécutif, actuellement exercé par le Préfet, sera transféré au Président du Conseil Général en mars 2004, qu’un caractère exécutoire de plein droit sera conféré aux actes de la collectivité départementale après le renouvellement du Conseil Général de 2007. En 2010, le Conseil Général pourra proposer au Gouvernement une nouvelle évolution statutaire.
L’article 3 de la Loi 2001-616 du 11 juillet 2001 prévoit également l’application de plein droit à Mayotte des lois, ordonnances et décrets relatifs à la nationalité ; à l’état et la capacité des personnes ; aux régimes matrimoniaux, successions et libéralités ; au droit pénal ; à la procédure pénale ; à la procédure administrative contentieuse et non contentieuse ; au droit électoral ; aux postes et télécommunications.
Des dispositions en faveur du développement économique et social de l’île sont incluses dans la loi. Plusieurs ordonnances, notamment d’ordre social (extension et généralisation des prestations familiales, protection sanitaire et sociale, droit du travail et de l’emploi) sont déjà intervenues au cours du premier trimestre 2002.
Ce nouveau statut permettra ainsi à Mayotte, société très majoritairement musulmane, d’adopter une organisation juridique, économique et sociale qui se rapprochera le plus possible du droit commun et qui sera adaptée à l’évolution de la société mahoraise.
Mayotte inscrite dans la Constitution française
Dans le cadre de la réforme de la Constitution menée par le gouvernement, le titre XII de la Constitution, dont les articles 73 et 74 portant sur les départements et territoires d’Outre-Mer, a été révisé.
Ultime étape de l’ancrage de Mayotte dans la République Française, son inscription dans la Constitution Française est désormais effective, comme la Ministre de l’Outre-Mer, Madame Brigitte GIRARDIN l’avait annoncé lors de sa première visite officielle sur place du 14 au 17 septembre 2002.
Mayotte, terre d'Islam et de traditions
La religion musulmane, implantée à Mayotte depuis le XVème siècle, occupe une place majeure dans l’organisation de la société. 95% des mahorais sont d’obédience musulmane et de rite sunnite.
Les mahorais ont une pratique modérée de l’islam, même si les enfants fréquentent l’école coranique, généralement tôt le matin, avant l’école laïque.
Le droit coutumier inspiré du droit musulman et des coutumes africaines et malgaches s’applique aux Mahorais ayant conservé leur statut personnel, comme le permet l’article 75 de la Constitution. La loi du 11 juillet 2001 relative à Mayotte maintient l’existence de ce statut civil de droit local et précise les possibilités de renoncer à ce statut au profit du statut civil de droit commun.
Le statut personnel, statut de droit civil, concerne essentiellement les droits de la personne et de la famille, ainsi que les droits patrimoniaux. Dans ces domaines, les Mahorais ayant conservé leur statut personnel sont donc soumis à des règles particulières : polygamie, possibilité de répudiation de la femme par le mari, inégalités des sexes en matière de droit successoral, etc. Cependant, la grande majorité de la population méconnaît son propre statut.
Les litiges nés de l’application du droit local sont de la compétence de juridictions spécifiques: le tribunal de cadi (premier degré), le grand cadi (juridiction d’appel), la chambre d’annulation musulmane (litiges supérieures à 305 €).
La justice cadiale, de par la loi de 2001, va évoluer notamment vers un rôle de médiation ou de conciliation.
La société mahoraise traditionnelle fonctionne sur les principes de la prééminence du groupe sur l’individu, de la matrilinéarité (filiation définie dans la lignée maternelle) et de la matrilocalité (résidence de la famille chez la mère). La culture mahoraise s’appuie sur une tradition orale riche.
L’islam à Mayotte n’est ni organisé et ni représenté au sein du Conseil Français du Culte Musulman.
L’économie mahoraise est en période de transition. Deux modes de fonctionnement cohabitent, un traditionnel, peu monétarisé, peu rentable et un, plus moderne.
L'agriculture et la pêche
Le secteur traditionnel recouvre l'agriculture et la pêche. Si l’influence des traditions est encore très forte, l’évolution vers des pratiques modernes est tout à fait perceptible.
La surface agricole utile (SAU) représente près de 30 % de la surface émergée de l’archipel de Mayotte, soit 11 000 hectares.
Le nombre de ménages agricoles est estimé à 16 000, soit 56 % des ménages de l’archipel.
La surface par exploitation est très faible avec 55 % des ménages exploitant une surface cultivable inférieure à 1 ha, et seulement 1 % exploitant 5 ha ou plus. Les cultures vivrières de manioc et de bananes occupent environ 75 % de la surface agricole de l’île. L’élevage est quasi inexistant et l’agriculture à l’écart d l’économie marchande moderne.
L’île exporte, en quantité certes limitée, la vanille et l’essence d’ylang-ylang dont la qualité est reconnue dans le monde entier, mais ces exportations sont en forte régression.
Les importantes ressources halieutiques du Canal du Mozambique et du Lagon de Mayotte sont très prometteuses quant au développement de la pêche hauturière et de l’aquaculture. Une importante entreprise nationale s’est implantée en 1999, avec succès à Mayotte. En 2002, les exportations aquacoles ont dépassé les 100 tonnes et sont devenues le premier poste d’exportation.
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Entreprises et secteur d'activité
Le secteur moderne englobe le BTP, les services, le commerce et les administrations.
• L'économie locale est dominée par le secteur du BTP où tous les corps de métiers sont représentés. Son essor résulte d'importants besoins en logements sociaux, locatifs et en équipements publics (écoles, routes,...). L'augmentation des prêts à l'habitat se poursuit, et alimente les carnets de commande.
• Les activités de service sont présentes notamment les services informatiques, ceux fournis aux entreprises (nettoyage, analyse technique, publicité, formation,...) les services de santé, les télécommunications,... Ce secteur dynamique emploie près de la moitié des actifs. La taille réduite des entreprises et les débouchés limités les empêchent de bénéficier d'économies d'échelle et d'être concurrentielles à l'exportation.
• Actuellement le commerce, grâce à l'amélioration continue du pouvoir d'achat des ménages mahorais et l’arrivée importante de métropolitains, est en pleine réorganisation et expansion, avec l’ouverture de magasins à grandes surfaces alimentaires et marchandises générales (CORA, SHOPI, MEGA, HYPER-DISCOUNT…). Mais la plupart des commerces sont encore des "doukas" (petit commerce familial), présentes partout sur le territoire.
• Les services au public : Electricité de Mayotte (EDM) qui a doublé sa production en 5 ans doit faire face à une demande de plus en plus importante tout comme le syndicat des eaux de Mayotte, France Télécom ou l’opérateur privé de téléphonie mobile (SFR) implanté depuis novembre 2001.
Transports
Les transports routiers et maritimes sont satisfaisants, les échanges avec l'extérieur sont réguliers et en constante progression.
Le port de Longoni ouvert en 1992 souffre déjà de saturation. De 99 700 tonnes en 1993, il devrait atteindre les 390 000 tonnes à fin 2002. Il faut noter que 47 % de ces volumes sont consacrés à des transbordements vers d’autres pays de la zone.
Un deuxième quai prévu pour 2005 devrait permettre à ce port d’éclatement de mieux répondre à la demande.
Le trafic aérien a également connu entre 1994 et 2001 une croissance exceptionnelle ; de 57 384 passagers en 1994, il est passé à 134 397 passagers en 2001. La piste ne permettant pas de recevoir d'avions gros porteurs, l'augmentation du trafic se traduit par la multiplication des rotations, principalement Réunion - Mayotte. Actuellement, quatre compagnies desservent l’île : Air Austral, Air Seychelles, Air Comores et épisodiquement Air Madagascar. La Compagnie Air Mozambique a mis récemment en service une liaison hebdomadaire MAPUTO-PEMBA-MAYOTTE. La mise aux normes de l’aéroport est en cours.
Tourisme
Bien que Mayotte ne soit pas encore une destination privilégiée, le tourisme encore peu structuré commence à se développer. Il constitue l’un des secteurs essentiels de développement en raison des emplois et des activités annexes qu’il peut induire.
Les visiteurs, 23 000 touristes et 8 000 croisiéristes recensés en 2001, venant à 40 % de la Métropole et à 46 % de la Réunion, se répartissent en tourisme affinitaire (42,5 %), tourisme d'affaire (32 %) et tourisme de loisirs (25%). Les possibilités de développement de ce secteur sont liées aux capacités de l'aéroport et à la réduction des coûts de transport aérien dans la zone. Mais il reste beaucoup à faire tant au niveau des prix, qu’à celui de l'accueil. Mayotte se caractérise par la faible capacité hôtelière proposée, le peu d'activités de services et de produits touristiques. L'installation programmée de grandes enseignes hôtelières devrait permettre à Mayotte de devenir une destination originale.
Une économie qui demeure cependant très dépendante de la métropole
Malgré des progrès évidents, l'économie mahoraise est très dépendante de l'extérieur.
Le développement d'infrastructures modernes, des réseaux d'eau et d'assainissement, de l'hôpital, des écoles repose sur des financements extérieurs (Métropole, Union Européenne). La croissance du pouvoir d'achat de la population est due en grande partie aux injections d'argent public. Ainsi, en application des engagements du Président de la République, une convention de développement en faveur de Mayotte dotée de 100 millions d’euros sur 5 ans a été signée le vendredi 13 décembre 2002 par la Ministre de l’Outre-Mer, le Député et le Président du Conseil Général de Mayotte.
Dans ce cadre, de nombreuses réalisations seront menées principalement au sein de cinq grands axes : transport, formation-éducation, agriculture, artisanat, environnement et développement durable générant ainsi une activité soutenue sur plusieurs années.
Décalage horaire
Le décalage horaire est de : de + 2 heures en hiver et de + 1 heure en été.
Exemple : en hiver, lorsqu’il est 12 h 00 à Paris, il est 14 h 00 à Mamoudzou.
Téléphone
Pour joindre Mayotte, composer le 02. 69 + les 6 chiffres du numéro de votre correspondant. Depuis le mois de novembre 2001, le téléphone portable a été mis en service (réseau SFR).
Courrier
Le service postal de Mayotte utilise les couleurs et la signalétique de la Poste. Il émet ses propres timbres. Les timbres métropolitains ne peuvent pas être utilisés à Mayotte. Inversement, les timbres portant la mention « Mayotte » ne peuvent être utilisés pour envoyer du courrier depuis la métropole. Le tarif est identique au tarif métropolitain jusqu’à 20gr. Les retards d’acheminement sont fréquents et liés aux difficultés de la desserte aérienne.
Electricité
220 volts ; prises françaises.
Eau
Eau potable.
Transports
La Barge :
Petite-Terre et Grande-Terre sont reliées par une barge qui assure le transport des passagers et des véhicules. Le paiement du transport aller-retour s’effectue à la gare maritime à Mamoudzou, en Grande-Terre. La traversée dure environ 15 minutes.
Les tarifs sont les suivants :
ticket Aller-Retour : 0,75 €
Carnet de 10 : 7 €
Carte mensuelle : 12 €.
Les Taxis :
Les transports en commun n’existent pas à Mayotte, à l’exception des taxis collectifs qui transportent plusieurs clients. En zone urbaine, le prix de la course s’établit à 0,70 €. Le soir et le week-end, le prix est fixé à 1,20 €.
Monnaie et banques
La monnaie légale est l’euro.
Le système bancaire local comprend la Banque Française Commerciale de l’Océan Indien (BFC-OI), filiale de la Mauritius Commercial Banck Ltd, installée depuis 1976, la Caisse Régionale du Crédit Agricole de La Réunion (CRCAMR) présente à Mayotte depuis août 1995, la Banque de La Réunion (BR), filiale de CEPAC, qui intervient à Mayotte depuis 1998, ainsi que la BRED (Banque Populaire) ouverte en décembre 2001.
Depuis le 2 décembre 2002, la poste service financier est ouvert à Mayotte. Les clients peuvent ouvrir leurs comptes C.C.P. dans les quatre bureaux de poste suivants : Mamoudzou, Chirongui, Combani, Pamandzi. Les titulaires de compte C.C.P. Métropole ou Réunion peuvent s’il le souhaite le transférer sur place.
Deux sociétés financières la SOREFI et la SOFIDER ainsi qu’une institution financière spécialisée filiale de la Banque du développement des P.M.E. et du Crédit d’équipement des P.M.E. complètent le paysage bancaire mahorais.
A ce jour, la collectivité départementale de Mayotte compte au moins 17 guichets bancaires permanents dont 3 implantés en Petite terre. Avec un guichet bancaire pour environ 21 000 habitants, le taux de couverture bancaire se révèle faible.
Douanes
Le cadre juridique qui régit l’activité du Service des douanes est constitué par l’Ordonnance n°92-1142 du 12 octobre 1992.
Dans ses relations commerciales avec les pays de l’Union Européenne, Mayotte bénéficie, en vertu de la décision du conseil n°1186/80 (Journal Officiel des Communautés Européennes n° L 361 du 31 décembre 1989) du régime préférentiel applicable aux pays et territoires d’Outre-Mer associés à l’Union Européenne (PTOMA).
Ce régime d’association a pour but de promouvoir le développement économique et social de ces pays et territoires.
Il n’existe à Mayotte ni TVA, ni Octroi de Mer mais une taxe de consommation (T.C.) perçue sur la plupart des produits importés. Des droits de douane et une redevance sur marchandises sont aussi prélevés sur les produits importés.
Les effets personnels, objets et mobiliers en cours d’usage ou achetés neufs dans les conditions du marché intérieur, sont admis en franchise des droits et taxes dans le cadre d’un changement de résidence et sous certaines conditions. Par ailleurs, un arrêté Préfectoral fixe les franchises douanières applicables aux voyageurs à l’entrée de Mayotte.
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Animaux domestiques
L’importation d’animaux carnivores domestiques à Mayotte est soumise à quelques précautions sanitaires.
L’animal devra :
impérativement être identifié : tatouage ou marquage électronique ;
disposer d’un carnet de santé, des certificats de vaccinations à jour ;
d’un certificat antirabique datant de plus de 30 jours et ne dépassant pas un an.
Pour Mayotte, il faudra ajouter à ces trois documents une attestation vétérinaire de bonne santé à faire établir moins de cinq jours avant le départ.
Textes de références :
• arrêté du 29/11/1991 relatif aux conditions et modalités d’introduction des carnivores domestiques en Corse et dans les départements d’outre-mer (JORF du 10/12/1991) ;
• à Mayotte : arrêté préfectoral n° 74 DAF/SV/2002 du 24/09/2002.
L’introduction d’animaux de compagnie autres que les carnivores domestiques fait l’objet d’une dérogation générale à la prohibition de tous animaux vertébrés vivants sur le territoire français, définie par les avis aux importateurs d’animaux vivants non destinés à la vente et accompagnant leurs propriétaires, dont vous trouverez la liste ci-après. Les animaux non destinés à la vente et accompagnant leurs propriétaires, appartenant aux espèces non reprises dans ces avis aux importateurs, font l’objet d’une dérogation particulière accordée au cas par cas par les services vétérinaires des DOM.
• Avis aux importateurs d’amphibiens vivants non destinés à la vente et accompagnant leurs propriétaires du 1er avril 1998 (JORF du 01/04/1998) ;
• Avis aux importateurs de lapins vivants non destinés à la vente et accompagnants leurs propriétaires du 1er avril 1998 (JORF du 01/04/1998) ;
• Avis aux importateurs de reptiles non destinés à la vente et accompagnant leurs propritétaires du 24 août 1994 (JORF du 24/08/1994) ;
• Avis aux importateurs de rongeurs domestiques de compagnie du 24 août 1994 (JORF du 24/08/1994) ;
• Avis aux importateurs de poissons vivants du 23 avril 1987 (JORF du 23/04/1987) ;
• Avis aux importateurs d’oiseaux de volière vivants du 31 octobre 1981 (JORF du 31/10/1981).
Contact utile :
Pour de plus amples informations, prenez contact avec la directionErreur! Référence de lien hypertexte non valide. bien avant votre départ.
Direction des Services vétérinaires
BP 40 Kawéni
97600 Mamoudzou
Téléphone : 02. 69. 61. 11. 41
Fax : 02. 69. 61. 11. 47
BP 40 Kawéni
97600 Mamoudzou
Téléphone : 02. 69. 61. 11. 41
Fax : 02. 69. 61. 11. 47
Bibliographie
HORY Jean-François, Mayotte, Paris, Marcus, 1999.
AHAMADI Saïd, Mayotte et la France, Mamoudzou, Editions du Baobab, 1999.
BONNELLE François (dir.), Réflexions sur l’avenir institutionnel de Mayotte, Rapport au Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Documentation française, 1998.
MARIE Bruno, Mayotte, Mamoudzou, Editions du Baobab, 1997.
PAVIA Fabienne, l’Océan Indien en 1000 photos, Paris, Solar, 1996.
SALESSE Yves, Mayotte, l’illusion de la France, Paris, l’Harmattan, 1995.
FONTAINE Guy, Mayotte, Paris, Editions Karthala, 1995.
PUJO Pierre, Mayotte la Française, Paris, L’Harmattan 1992.
WADAANE MAHAMOUD Ahmed, Mayotte, Paris, l’Harmattan, 1992.
FASQUEL Jean, Mayotte, Les Comores et la France, Paris, l’Harmattan, 1991.
BLANCHY Sophie, La Vie quotidienne à Mayotte, Paris, l’Harmattan, 1991.
ALLIBERT Claude, Mayotte : plaque tournante et microcosme de l’Océan Indien occidental : son histoire avant 1841, Paris, Anthropos 1984.
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ALLIBERT Claude, Mayotte : plaque tournante et microcosme de l’Océan Indien occidental : son histoire avant 1841, Paris, Anthropos 1984.
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